• PPS James Tissot

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    COLOMBA
    Samedi 26 Septembre à 09:33

    JAMES TISSOT

    Né  à Nantes, le 15/10/1836 et mort le 8/8/1902, à Chenecey-Buillon.

    Né dans une famille aisée nantaise, d'un père marchand de tissus et d'une mère modiste, le jeune Jacques Joseph Tissot, se fait appeler James dès l'âge de 11 ans.

    Passionné par la mode contemporaine, part à la conquête de Paris. Il fait son apprentissage à l'Ecole des Beaux-Arts et copie les maîtres anciens.

    Il regarde ses contemporains et la jeune avant-garde, menée par les impressionnistes, les préraphaélites ou les peintres belges, tout en se passionnant par les estampes japonaises.

    Tissot comprend très vite, que c'est au Salon que tout se joue et envoie dès 1864, l'année de rupture- deux scènes de la vie contemporaine : Portrait de Melle L.L, et Des Soeurs. Dès lors il devient un grand chroniqueur de la vie sous le Second Empire, évolue sans mal dans les cercles mondains de la capitale et accumule les commandes.

    Pendant presque une décennie, le peintre représente une galerie de portraits de la haute société parisienne et pose les bases d'une oeuvre originale, au dessin précis et aux couleurs chatoyantes.

    Elle se distingue aussi par son sens aigu du détail et une attention particulière au rendu des étoffes.

    Après avoir pris part à la Commune de Paris, Tissot gagne Londres en 1871. Ce milieu, là aussi lui est connu et acquis. L'artiste a investi l'Exposition Universselle de 1862, il a exposé l'année suivante sur les cimaises de la Frech Gallery et réalisé des caricatures de personnalités françaises, pour la revue Vanity Fair.

    Outre Manche son talent se déploie véritablement dans des scènes de genre, tintées d'une certaine "élégance à la française", très prisée par sa clientèle..

    Le succès est au rendez-vous.

    C'est en 1876 que Tissot fait la connaissance de celle qui bouleverse à jamais sa vie.  La jeune Kathleen Newton,  de 20 ans sa cadette, divorcée et mère de deux enfants, dont il tombe fou amoureux. Kathleen devient l'incarnation d'un idéal de beauté féminin qui hante désormais tous ses tableaux.

    La belle Irlandaise signe aussi la fin d'une ère. Le carnet de commande s'amenuise et ses sujets se réduisent à l'évocation d'une vie de bohème, domestique , douce et sensuelle.

    Atteinte de tuberculose Kathleen, se consume sous les yeux de son amant qui continue à la représenter jusqu'à son dernier souffle. Epuisée par sa maladie, Kathleen se suicide ..

    Dévasté, , Tissot part quelques jours après, retour sur Paris, l'artiste retrouve sa clientèle et le milieu qu'il avait quitté juste dix ans auparavant.

    Il y célèbre la Parisienne, qui fait alors l'objet d'un grand cycle.  Mais délaisse les frivolités.

    Tissot se tourne à la fin de sa vie vers des sujets orientalistes et religieux, avec notamment le Cycle du Fils prodigue et des centaines d'illustrations de la Bible, qui le rendront, au tournant du siècle, extraordinairement célèbre.

    Il s'éteint dans le Doubs, dans son château de Famille  de "Buillon", en 1902.

    Artiste inclassable, Tissot, a son oeuvre et sa place dans l'histoire de l'art sont aujourd'hui réévaluées..

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