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    COLOMBA
    Vendredi 26 Octobre à 18:30

    DOLPO

    Le Dolpo est l'une des plus belles régions de Trek du Népal..

    Loin du monde moderne et des routes, les paysages sont grandioses avec une culture tibétaine très présente dans les villages et les monastères.

    C'est aussi un territoire sacré avec de nombreux monastères et des pèlerinages très importants, à la fois pour les adeptes du Bouddhisme et de la religion Bön.

    L'histoire de ces deux religions et la multitude de lieux saints imprègnent ce voyage d'une dimension unique et passionnante.

    Le Dolpo,( pays caché) se trouve au nord ouest du Népal dans la Haute Chaîne de l'Himalaya, est la dernière région au monde où survit une culture tibétaine authentique.

    Les hautes vallées du Dolpo sont très difficile d'accès, on ne peut les atteindre qu'après plusieurs jours de marche, sur les chemins qui montent et descendent alternativement jusqu'à atteindre l'altitude finale.

    Pour monter au village de Dho (4000M) d'altitude, il faut emprunter un chemin encaissé pendant deux à quatre jours de marche, selon la saison et la hauteur des eaux, qui obligent parfois à faire de longs détours par les hauteurs surplombant la rivière.

    En haut la seule végétation qu'on peut apercevoir est l'orge que sèment les habitants et qui verdit la montagne pendant quelques semaines.

    Le village est constitué de maisons de pierre, au toit plat. Il est entièrement dominé par des montagnes abruptes.

    L'hiver dure 6 mois et isole complètement le village qui ne peut plus communiquer avec personne.

    La vie est rude dans ces contrées. On y mange souvent la même chose. La "Stampa", à base de farine d'orge grillé, constitue le plat familial. Parfois il s'accompagne de thé salé,  au beurre de yak ou de quelques pommes de terre.

    La consommation de viande est exceptionnelle, car les bêtes sont élevées pour le lait, la fourrure et le cuir.

    Cependant, l'accueil réservé aux visiteurs est tout à fait exceptionnel. La venue d'un voyageur avec son équipement photographique amuse beaucoup les Dolpo- Pa. Leurs regards s'illuminent et leur visage se fend d'un grand sourire.

    Leurs maisons sans cheminée est isolée d'une des plus petites ouvertures afin d'empêcher le froid d'entrer, sont largement enfumées lorsque le foyer est allumé au milieu de la famille réunie en ce lieu.

    Le feu est alimenté par de la bouse de yak, en effet le bois est rare et ne sert d'ailleurs qu'à l'allumage. Il est entreposé sur le toit des maisons.

    Les conditions de vie dans la fumée et le manque d'hygiène provoquent une mortalité considérable.

    Au delà du Dho, se trouve le Crystal Mountains School ( ouverte depuis 1994). Elle est destinée à former des enfants de Dho et des hameaux avoisinants des rudiments d'éducation et d'hygiène ainsi que l'étude de la culture locale.

    L'école ouvre six mois par an. En hiver elle est fermée, et il arrive qu'après 6 mois de vacances (les plus longues du monde, mais aussi les plus rudes) plusieurs enfants ne reviennent pas à l'école, la cause, la malnutrition ou le manque d'hygiène.

    Les instituteurs sont des salariés de l'Etat, mais l'entretien des bâtiments, de l'infirmerie et du matériel pédagogique, sont pris en charge par l'Association "Action Dolpo".

    Les Dolpos-Pa, sont agriculteurs et éleveurs depuis toujours et ont également une activité de commerce avec leurs voisins habitants du Thibet.

    Ils vont chercher du sel dans les hauts lacs de montagne des Tibétains et leur donnent en échange du grain qu'ils ont cultivé.

    Ce voyage du sel a d'ailleurs servi de trame de fond au film d'Eric Valli "Himalaya, l'enfance d'un chef"dont le personnage principal du film "Tilen Lundrup Lama, bien que mondialement connu, n'a rien changé à son mode de vie et reçoit les visiteurs en toute simplicité, dans la cuisine de sa ferme à Saldang.

    A perte de vue des étendues arides, sauvages et désolées, des sommets dénudés et enneigés, surplombant d'immenses vallées minérales .. Frontalière avec la Chine actuelle. Cultiver est difficile dans ces vallées arides et l'herbe se fait rare également pour les troupeaux. C'est pourquoi, malgré les hauts cols qu'il faut traverser, c'est un pays d'échange et de troc (le sel des lacs tibétains, échange à dos de yak, et de nomadisme pastoral, car les difficultés pour y survivre, font que depuis toujours au gré des saisons, les habitants migrent, depuis le Tibet au nord jusqu'aux confins de l'Inde.

    Encore de nos jours c'est une région difficile d'accès. En dehors des hauts cols qui permettent de franchir à pied les montagnes abruptes qui la sépare du Tibet, les pistes pour véhicules sont rares et de nos jours le plus commode (pour nous occidentaux, parce que plus rapide est d'y arriver en avion en 2 vols Katmandou/Népalgunj Juphal). Cependant du fait des conditions climatiques les liaisons aériennes intérieures sont difficiles et souvent source de retards, complications etc... Mais à moins de disposer de nombreuses semaines de congés, il faut en passer par là, si l'on veut aller découvrir cette région mythique de l'Himalaya.

    Les cols culminent de 6610m, 6000m, 5200 m etc.. il faut bien du courage pour réaliser des treks, dans des endroits si difficiles.. et si durs.. Il faut je pense prévoir et penser à beaucoup de choses avant de réaliser ces randonnées.. s'entraîner pour être sur que l'on pourra résister, endurer ces chemins si difficiles..Il y a des guides Français, et je pense qu'ils partent en assez petit nombre, le tout bien étudié, docteur joignable facilement etc..

    Alors voilà une expérience à vivre, si le coeur vous en dit.. bon courage !!

    Merci Aldo, bon Vendredi, il se termine, je suis en retard..mais je me suis perdue sur cette route, et j'ai du rebrousser chemin, pour vous en parler.. plusieurs brouillons, rien ne m'allait ! alors bien ou mal fait je l'envoie ...

    Bisous à tous et toutes..

     

     

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